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DES CHIBRES ET DES LETTRES

DOPKINE FRANK

Brigandine

MEDIA 1000

Référence : R00064N
Télécharger au format epub sans drm 4.49€
 
 


« La Brigandine », c’est le joli nom d’une maison d’édition qui, à la fin des années 1970 et au début des années 1980, publie (vraisemblablement sous l’impulsion d’Henri Veyrier) des romans populaires à coloration érotico-pornographique. Les auteurs de la Brigandine se parent de pseudonymes parfois exotiques : Georges le Goulpier, Hurl Barbe, Gilles Soledad… Derrière ces noms énigmatiques se cachent des écrivains connus, comme Raoul Vaneigem ou Jean-Pierre Bouyxou. Les titres sont volontairement potaches, parodiant de grandes œuvres de la littérature (Cime et châtiment...) ou jouant sur les mots (La Loque à terre…). Le ton est très libre, militant parfois : dans le catalogue de la Brigandine se mêlent pornographie libertaire, théories situationnistes et délires surprenants… Détonnant mélange ! Ces romans sont destinés aux amateurs d’érotisme et de contre-culture. Les histoires sont souvent entraînantes, et ponctuées de scènes pornographiques pour le moins émoustillantes… Ajoutez une touche d’humour et une note contestataire : le tour est joué ! L’aventure, d’assez courte durée, laisse un catalogue d’environ 140 titres, aujourd’hui recherchés par les collectionneurs. 

J’ai très froid, soudain. J’avance dans la chambre en me tenant éloigné du lit. Je le contourne, butant au passage dans un peignoir en éponge blanc, roulé en boule. J’aperçois le bras. Il est presque vertical et la main dépasserait du rebord du lit si elle n’était recourbée, crispée sur le drap. Le corps est coincé entre le lit et le mur, la tête reposant contre le bois du sommier, les jambes à demi tendues, cherchant un appui sur l’angle du mur. Les cheveux blonds sont maculés de traînées sanglantes, et le visage défiguré par la terreur. Je ne vois pas la blessure, mais je sais déjà que je n’entendrai jamais la voix de Valérie.