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30.00€

LE GRAND SIECLE DESHABILLE

Anthologie érotique du XVII siècle

GOUJON JEAN-PAUL

LAFFONT
Loin d’être une époque solennelle et froide, le Grand Siècle se révèle, d’un bout à l’autre, comme ardemment érotique. Sans doute moins connu que le libertinage du siècle suivant, cet érotisme prend des formes multiples, parfois surprenantes, en s’affirmant comme une sorte d’antidote à tous les pouvoirs, moraux, politiques et religieux. La veine populaire s’exprime de façon explosive et hilarante dans les facéties, les « chansons folâtres », les « contes à rire », puis, sous la Fronde, les violentes mazarinades, tandis que les « chansons de cour » brocardent sans pitié les amours des courtisans. On voit à cette même époque surgir les premiers grands textes érotiques de notre littérature : les Confessions de Bouchard, L’École des filles, Le Bordel des Muses de Le Petit. Les écrits d’ecclésiastiques montrent que l’Église elle-même n’échappe pas à ces hantises. Objets de scandale, le saphisme et l’homosexualité masculine sont présents aussi bien dans l’oeuvre des poètes que dans les anecdotes relatées par les chroniqueurs ou les rapports de police. Certaines obsessions, en particulier la scatologie, sont perçues et exaltées comme autant d’hérésies. Les multiples amours de Louis XIV témoignent que ce souverain, loin d’être une exception, exprimait parfaitement les goûts de son siècle tout enivré d’amour et de sensualité. Nombre de textes ici rassemblés sont peu connus, sinon ignorés, et certains n’avaient même jamais été réédités. Ils sortent ainsi du purgatoire sans rien perdre de leur verve trouble et sulfureuse.
 
 

   


 
13.90€
«  L’homme est blanc, dominant, riche, musclé, performant sexuellement et pénétrant. La femme est blanche aussi, pauvre, pénétrée, elle attend qu’un homme la comble sexuellement (et si possible la comble aussi de cadeaux). »Les romances érotiques se suivent et se ressemblent : la femme et l’homme répondent à des stéréotypes étriqués, leurs interactions sont autant simplistes que convenues et le désir féminin doit se cantonner à quelques clichés hyper réducteurs.Quant aux maisons d’édition friandes de ce genre littéraire, qui séduit de plus en plus de lectrices, elles empruntent à la production industrielle ses méthodes et ses cadences. Saviez-vous que chaque personnage doit avoir une blessure secrète ? Qu’il y a des tapis en poils de bête sur lesquels il ne fait pas bon faire l’amour ? Que six jours peuvent suffire à écrire une romance ? Ou encore que chaque personnage a une « fiche » consignée sur un tableau Excel ?… »« Camille Emmanuelle, qui a écrit sous pseudo une douzaine de romances érotiques, nous ouvre les portes de ce genre littéraire qui, à force de favoriser une sexualité normalisée, devient un obstacle à une réelle libération sexuelle de la femme. Avec la verve qui la caractérise, elle dénonce l’éternelle comédie qu’on veut, encore, faire jouer à l’homme et à la femme. »
 
 

   


 
24.00€
Sade passe pour un des auteurs les plus misogynes de l’histoire de la littérature française et le sadisme pour une cruelle perversion sexuelle. Les femmes y apparaissent parti- culièrement soumises et humiliées. Mais qu’en est-il de la relation que Sade entretenait réellement avec les femmes ? C’est ce qu’a voulu savoir M-P. Farina, en travaillant sur sa biographie et surtout son journal et sa correspondance. Elle nous révèle un homme inattendu. Sade se montre le plus souvent affectueux et tendre envers sa propre femme Renée- Pélagie, mais aussi envers ses différentes amies, dont Millie Rousset, une spirituelle jeune provençale. Il arrive à Sade de se fâcher contre « ses » femmes qui le poussent à bout, mais dans l’ensemble, c’est plutôt lui qui souffre de leur cruauté. « À coup sûr, écrit M-P. Farina, c’est dans sa correspondance et son journal, plus que dans les rapports de police, que nous pouvons suivre à la trace toutes les femmes qui ont compté pour Sade. » Un portrait de Sade étonnant, plus victime que bourreau, plus tendre que sadique.  Marie-Paule Farina est professeur de philosophie. Elle a publié en 2012 un essai graphique chez Max Milo Comprendre Sade, et a participé au film de Marlies Demeulandre Sade, monstre des Lumières
 
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12.00€
On a longtemps soupçonné Gaëtan Dugas, un steward canadien, d’avoir été le premier homme à transmettre le sida : il était homosexuel et aimait les nuits fauves. Mais d’autres avaient contracté la maladie avant lui. Qui fut le premier, alors ? Philippe Besson redonne vie aux merveilleuses années 1980, juste avant l’hécatombe. Et nous livre une partie de la réponse.
 
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18.00€
Qu′ont en commun Isabelle de France et Mme Pierre Loti, la princesse Palatine et Mme Verlaine, Elsa Triolet et la duchesse de Windsor Elles ont toutes épousé un homosexuel ! 
 
 

   


 
18.50€
Contre la censure, il fut le premier à publier l’oeuvre complète du marquis de Sade, au grand jour et sous son nom. Il fut aussi l’éditeur d’Histoire d’O, d’André Breton, de Georges Bataille, de Boris Vian et d’autres auteurs majeurs du xxe siècle.Jean-Jacques Pauvert est mort le samedi 27 septembre 2014. Il était l’un des derniers éditeurs « à l’ancienne » et incarnait le combat pour la liberté. Sa carrière fut tumultueuse. Sa vie, aussi mouvementée que romanesque. Compagnon de Régine Deforges, ami des surréalistes, l’homme séduisait autant par son érudition que par son irrévérence.L’auteur de cette biographie, Emmanuel Pierrat, a été son avocat et ami pendant les vingt dernières années de sa vie. Il a rencontré plus de soixante témoins – d’Antoine Gallimard à Annie Le Brun – et a notamment consulté les archives personnelles de Jean-Jacques Pauvert. Il fait revivre Pauvert jeune éditeur, coursier pour la Résistance ; l’« affaire Sade » ; les surréalistes ; l’aventure d’Histoire d’O ; la rencontre avec Régine Deforges ; la concurrence de Tchou, Losfeld, Balland ou Bourgois ; les multiples faillites et les rebondissements d’une vie tout entière vouée au livre et à la liberté…
 
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20.00€
C'est une femme nue, allongée de dos, qui, dans le plus tranquille naturel, offre au regard ses courbes voluptueuses. Avec un sourire énigmatique, elle se contemple dans un miroir au cadre d'ébène, semblant à peine souffrir des sept entailles qui lacèrent son corps parfait, de la nuque jusques aux fesses.Nous sommes en 1914 : l'un des tableaux les plus célèbres de l'histoire de l'art, la Vénus au miroir de Vélasquez, vient d'être vandalisé par la suffragette Mary Richardson. Pourquoi la féministe s'en est-elle prise à un tableau ? A celui-ci plutôt qu'à un autre ? C'est ce que cherche à comprendre Bruno Nassim Aboudrar en reconstituant minutieusement la « scène du crime », et en contant le destin hors norme d'une toile subversive, seul nu à ce jour dans la peinture espagnole du XVIIe siècle.Tour à tout passent sur l'oeuvre, pour mieux la révéler, les mains de la profanatrice, d'un restaurateur de tableaux, du conservateur en chef de la National Gallery ou encore d'un professeur de chimie interrogeant pigments et vernis. De l'Angleterre puritaine de 1914 à l'Espagne austère et pieuse de la cour de Philippe IV, c'est aussi à une méditation sur la représentation du corps féminin que ce voyage nous convie : un corps tour à tour sacralisé et mortifié ; à la fois caché, contraint, brimé, et célébré dans le secret des alcôves et des galeries bien gardées.Mêlant l'enquête à l'analyse érudite, "Qui veut la peau de Vénus ?" nous fait entrer dans l'intimité trouble d'un tableau : son aura de rêveries et de fantasmes qui fait de la puissance d'une oeuvre, aussi, la condition de sa vulnérabilité.
 
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18.00€
Dans Souvenirs sur Apollinaire (1945), Louise Faure-Favier intitule le dix-huitième chapitre de son ouvrage « Apollinaire et les femmes ou le chapitre impossible », en soulignant qu’il est encore bien trop tôt pour démêler l’écheveau des amours de son ami poète.  Depuis, de nombreuses études et
 
 

   


 
18.00€

DESIRS DE REVOLUTION

Nadeja TOLOKONNIKOVA des Pussy Riot

TOLOKONNIKOVA NADEJDA

FLAMMARION
À dix ans, Nadejda Tolokonnikova est féministe, à seize ans, étudiante en philosophie, à vingt et un, cofondatrice des Pussy Riot. Parce qu’elle a défendu la liberté d’expression et l’égalité des sexes, qu’elle a fait de l’art un moyen de résistance politique, elle a été condamnée par l’État russe à deux ans de détention dans une colonie pénitentiaire en Mordovie. Ce livre est plus que son témoignage, c’est un manifeste. « L’affaire a été portée devant un tribunal, et le tribunal leur en a collé pour deux ans. Je n’y suis pour rien. Elles l’ont cherché, elles l’ont eu. » Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie « En dépit de toutes les accusations, vous faites entendre un certain discours. Il peut sembler que les gens ne vous suivent pas, mais secrètement ils vous croient, ils savent que vous dites la vérité ou, mieux encore, que vous défendez la vérité. » Slavoj Žižek, lettre à Nadejda Tolokonnikova, 2 janvier 2013
 
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7.00€
Lieu de claustration hiérarchique, pédagogique et homosociale, le pensionnat est voué inévitablement à hanter  l’imaginaire érotique et, inversement, à en être imprégné. Mais, espace de l’extrême jeunesse et de l’éveil à la vie, il est aussi voué par un oxymore baroque des plus classiques à la mort.Cette riche bivalence explique le rôle crucial que ce lieu de délices et supplices exerce depuis l’âge d’or du  libertinage jusqu’à notre époque. Entrez donc dans ce lieu maudit (et pour d’aucuns béni !) et vous découvrirez que, de la pédagogie érotique des verges à Harry Potter, la route est longue et pavée de moult horreurs.
 
 

   


 
7.00€
L’admiration des jeunes beautés est un exercice sans pareil du sens esthétique. Le parfait dilettante en vient ainsi à percevoir du même œil fripon et savant la rousseur picturale et la blondeur réelle des jeunes et jolies filles qui musardent, en bustier coloré, dans les venelles du Trastevere ou la cohue de Times Square. À les contempler, son regard s’aiguise, et il perçoit mieux que quiconque l’ovale d’un visage, l’éclat mat d’une peau, le charmant tableau que forment des yeux clairs, un nez retroussé, un blond sourire, une coiffure astucieuse, un brouillon de chignon ambré ou de lourdes nattes aux reflets d’incendie, aux couleurs de l’automne ou du Bourbon de Virginie.
 
 

   


 
7.00€
 
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7.00€
L’orgasme ne ferait plus peur. La sexualité serait libérée et les corps pourraient faire ce qu’ils veulent. Mais quelle profondeur de notre corps atteignons-nous dans l’extase, le plaisir ou la douleur ? La lutte contre l’orgasme, au nom de la morale répressive, est devenu aujourd’hui une revendication d’immersion et d’abandon de soi. Mais jusqu’où accepterions-nous de perdre le contrôle ?