Maxime, jeune comédien au chômage, décroche un rôle qui lui assurera un an complet de travail : chien de compagnie pour une productrice autoritaire. Contre toute attente, il éprouve un plaisir pervers aux aboiements, réclame sa laisse, gémit sous la cravache et subit les pires abjections. Ces douze mois d’animalisation extrême laisseront des traces durables. Vingt ans après, marié et père de famille, la nostalgie de la laisse le saisit. Il reprend du service pour une nuit. L’aventure n’est-elle pas plus sérieuse ? Maxime renoncera-t-il à sa vie rangée pour se livrer à un nouveau dressage, qui promet de pousser sa chiennerie à un degré insoupçonné ?
Raconté par l’homme-chien puis par son impitoyable dresseuse, cette confession ménage une surprise de taille pour le lectorat des « Aphrodisiaques » : l’intervention de Sabine Fournier ! Passionnée par cette histoire, elle constatera de visu le vieil adage : la vérité dépasse toujours la fiction !
Empereur des « mauvais genres », Christophe Bier raconte sa passion pour les romans fétichistes de l’entre-deux-guerres dans L’Obsession du Matto Grosso, prix Sade spécial 2022. Il en ressuscite même une extravagante maison, la Select-Bibliothèque, pour laquelle il écrit de nouveaux titres, tel Fleurs de mâles, signé Léon Despair, son pseudo utilisé pour des romans Media 1000. Ses fictions se distinguent par leur outrance, l’animalisation et les modifications corporelles, au service d’un femdom cruel.
Issue de l’École de la rue Blanche, Clarence Etienne a illustré le Dictionnaire des fantasmes et des perversions aux éditions Blanche et les chroniques BDSM du site Paris Derrière. En compagnie du photographe Laurent Benaïm, elle a scénarisé avec ses dessins des shootings sur la folie médicale, le bétail humain, le freak circus, les petites cruautés domestiques… Inspirée par la thématique canine et soucieuse des détails, elle a choisi pour L’Homme-chien de prendre comme modèles de vrais chiens humains.